Puisque le festival Temps d’Aimer est bien l’événement magique qui, depuis la côte basque, fait perdurer la saison du sourire en un été indien chaloupé, il faut bien déceler un nombre clef – le 27. 27 ans que le festival se maintient comme le rendez-vous incontournable des amoureux de la danse – classique, néoclassique et contemporaine – et il est troublant que 27 compagnies soient accueillies cette année. Les trois théâtres habituels maintiendront leur cap, les lieux maritimes et bucoliques aussi, pour les performances en journée. Il ne faudra surtout pas, comme chaque année, si le temps le permet ou non, oublier votre pantalon de sport pour faire la Giga Barre – un moment pareil d’échauffement où ludique et sérieux rivalisent serait triste à manquer … Le festival s’est ouvert avec Tenir le temps de Rachid Ouramdane. Signe du temps qui passe en laissant des traces, mais pas de rides, à l’image de l’événement biarrot. Se succéderont pour la joie de tous par exemple Martin Harriague, Tango Sumo, Kelemenis, Gallotta, l’Aterballetto, le Ballet de Lorraine… entre autres perles d’ici et d’ailleurs, mais toujours de maintenant. Un moment majeur de cette édition est la venue de la Kibbutz Dance Company : de quoi réchauffer l’aurore de l’automne ou rafraîchir le crépuscule de l’été. Quoi qu’il en soit du temps, un seul compte – celui d’aimer la danse.

B. A.

Tél : 05 59 22 20 21

www.letempsdaimer.com

Photo Eyal Hirsch : Horses in the sky par la Kibbutz Contemporary Dance Company