Avec le projet Anatomie du Silence, la danseuse et chorégraphe Maxence Rey, seule en scène, porte, épaulée par sa compagnie Betula Lenta, une idée inventive de poétique à part. A part de quoi ? De qui ? De nos paysages urbains, où la ville charrie force bruits qui sont autant de sources au quotidien de stress que d’origines de l’oubli des personnes que nous sommes. Anatomie du Silence, précisément, se propose de nous retrouver, et d’oublier – au sens d’oubli comme fondement de la vie – les entraves à notre être. Malaise dans la civilisation, disait Freud. Mal-être dans la ville, répond Maxence Rey. La réponse est riche d’un travail partagé avec le créateur plasticien Cyril Leclerc, et l’orfèvre son Bertrand Larrieu. Une réflexion donc, aussi onirique que rigoureuse sur les moyens de se concentrer sur notre corps, ses sensations (la plupart du temps perdues), ses désirs, ses aspirations à autre chose. Présentée en première au Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine, cette création 2017 propose également une autre appréhension des espaces de la représentation. Avec le soutien, en termes de production, par le CND, Micadanses, La Briqueterie CDC du Val-de-Marne notamment, souhaitons un bel avenir à ce projet de valeur – celle de nous replacer en nous-mêmes, loin des pertes et fracas des contraintes urbaines de notre temps.

Bérengère Alfort

Le dimanche 26 novembre 2017 à 15h et 18h, le lundi 27 à 14h30 et 19h.

Théâtre Jean Vilar, 1 place Jean Vilar, 94400 Vitry-sur-Seine.

Tél. : 01 55 53 10 60.

www.theatrejeanvilar.com

Photo : Margo Meyer