La danse, art du mouvement, se voit chargée de cartographier Nantes et ses lieux culturels à travers un programme qui s’appuie sur la diversité des directions et des formes possibles. Différentes communautés dansantes sont exposées : celle de Monstres – On ne danse pas pour rien du chorégraphe congolais DeLaVallet Bidiefono qui affirme la joie de construire ensemble, l’énergie souterraine du Syndrome Ian de Christian Rizzo, l’Unisson d’Ashley Chen, la résistance fraternelle de Brûlent nos cœurs insoumis des frères Ben Aïm – une grande pièce à ne pas manquer. Différentes teintes de noir aussi : le clair-obscur cinématographique d’In girum imus nocte et consumimur igni de Roberto Castello, Andropolaroid 1.1 de Yui Kawagushi, sa plongée au cœur des néons éblouissants et des sons scintillants, une proposition puissante autour du déracinement berlinois accueillie par Stereolux, lieu de la musique et du numérique qui fait toute l’année la part belle aux danseurs. Différents rites de partage : Matchatria de Yui Kawagushi et Yoshimasa Ishibashi, l’insurrection immobile de Yann Marussich, Sensationnelle de Julie Nioche ou Sa prière de Malika Djardi, Foules d’Olivia Grandville… Ambra Senatore, qui est à l’initiative de Trajectoires avec le CCN de Nantes auprès des autres lieux, invite à danser l’exposition de Nicolas Regnier. Énergies, obscurités éclairantes et partages : un bel assaut pour faire bouger les lignes.

Marie-Juliette Verga

Du 20 au 28 janvier à Nantes et sa région.

www.festival-trajectoires.com

Photos : Brûlent nos cœurs insoumis de Christian et François Ben Aïm, crédit Patrick Berger.