Les Subsistances poursuivent un projet critique unique dans la diversité des propositions nationales. Ici, il s’agit de concevoir un festival pour voir de la danse, identifier les artistes et faire danser les spectateurs (danse-minute, cours gratuits – Bal de Thomas Lebrun – worshops’brunch avec les artistes). La construction du Moi de la danse s’organise autour de la singularité du geste chorégraphique, de la manière dont la langue d’un chorégraphe évolue et se renforce, s’établit. Quel moi pour Harris Gkekas et sa pièce Mille, résultat d’un travail autour du rythme, du code, de la relation et de la résonance, pour Cécile Laloy qui convoque avec DUO une composition par intuition et opposition, Alexandre Rocccoli qui écrit Weaver Quintett à partir du tissage, de la tarentelle et de la maladie d’Alzheimer ou pour Les Rois de la piste de Thomas Lebrun, réflexion sur la danse festive et séductrice ? Des chorégraphes en début de parcours qui tissent leur vocabulaire, des chorégraphes au langage affirmé qui enrichissent ou épurent le leur et un Grand Témoin, dont la langue singulière est reconnaissable entre toutes et qui vient l’exposer, en s’appuyant sur des extraits vidéos ou en mettant sur la scène l’évolution de sa gestuelle. Après Maguy Marin, Maria La Ribot, ou Carolyn Carlson, c’est au tour de Christian Rizzo, qui présente b.c, janvier 1545, fontainebleau.

Marie-Juliette Verga

Du 11 janvier au 3 février 2018, Les Subsistances, 8 bis quai Saint Vincent, 69001 Lyon.

Tél. : 04 78 39 10 02

www.les-subs.com

Photo : Les Rois de la piste de Thomas Lebrun, crédit Frédéric Iovino.