Pour sa 21e édition, le festival ajoute un point d’interrogation à son titre : une façon d’ouvrir un passage vers l’indicible, les autres mondes, l’illusion. Voilà le thème que laisse émerger le Vivat, le lien qui se dessine entre les propositions des artistes. Cette année, en sous-titre : « J’entends des voix » avec en filigrane la confiance que place Eliane Dheygere dans les artistes qu’elle choisit. Des veilleurs malicieux et consolateurs dont on pourrait « attendre des voies ». Le programme fait la part belle aux douces folies et aux rêveries : Apparitions Schizophoniques de Diederick Peeters autour des voix enregistrées ou Vacances vacance d’Ondine Cloez qui aborde l’état dissociatif d’une danseuse qui se voit danser et commente ses sensations, la maladresse, le surnaturel, l’hypnose. A ces créations s’ajoutent (Elle) retient d’Olga de Soto, Incidence 1327 de Gwendoline Robin et Gaëlle Bourges, Le jour de la bête d’Aina Alegre et sa monstration d’une communauté en fête ou encore la sortie de résidence de Julie Gouju et Adaline Anobile : A dix centimètres près, une mise en lumière visuelle et auditive du « geste de parler ». Prenons le temps de se perdre…

Marie-Juliette Verga

Vivat la Danse !?, du 25 janvier au 3 février 2018, Armentières.

Tél. : 03 20 77 18 77

www.levivat.net

Photo : Le jour de la bête d’Aina Alegre, crédit Patrick Berger