On ne trouve pas beaucoup de danse, à proprement parler, dans le festival Etrange cargo. Or on y est accueilli dans un sanctuaire parisien de la danse en recherche : la Ménagerie de Verre. Une recherche au bord d’elle-même, dans le décloisonnement, l’expérimentation, l’entremêlement des disciplines. Pas moins de quatre créations émaillent la programmation de huit pièces. On guettera l’entrée en mise en scène de la comédienne Bénédicte Le Lamer, qui a tout un parcours théâtral proche des Diverrès, Boitel, passionnée aussi par les carnets de Nijinsky. La poétesse contemporaine Anna Gaïotti plonge carrément dans la danse-performance pour faire éprouver des textes que soulève le sexe. Et Kaori Ito brode une anatomie amoureuse avec le circassien Théo Touvet. On attend encore une création de Robert Cantarella, rien que ça. Et on aimerait savoir ce que la performeuse pop et dansante Dominique Gilliot veut nous dire A propos de la Ménagerie de Verre (c’est son titre de spectacle). Car ce lieu vient aussi de connaître les tempêtes de la controverse.

Gérard Mayen

Festival Étrange cargo, du 20 mars au 14 avril 2018 à la Ménagerie de Verre, 12-14 rue Léchevin, 75011 Paris.

Tél. : 01 43 38 33 44

www.menagerie-de-verre.org

 

Photo : Embrase-moi de Kaori Ito et Théo Touvet, crédit Gabriel Wong