A Cognac, Stéphane Jouan donne la part belle à la danse. La troisième édition de son festival montre son intérêt pour une danse physique et expressive : Mars planète danse sera encore un concentré d’énergies. Si l’Avant-Scène accueillera tout le festival entre le 17 et 24 mars, c’est bien le Gallia, à Saintes, qui ouvre le bal, avec l’éclatant 1080 – l’art de la fugue de Mié Coquempot, qui crée au plateau comme Bach créait sur la partition : par superpositions et jonctions savantes. De quoi n’augurer que du bon pour le festival cognaçais, qui aligne les propositions d’envergure : une création originale des circassiens de Baro d’Evel, où l’intime se dispute avec la performance physique, le « duo gestuellement burlesque » Stoïk, des Güms, prix du public à Mimos en 2014, le très attendu Se faire un non, nouvel opus d’Eloïse Deschemin, créé à Limoges fin janvier, Dökk, l’époustouflante performance alliant danse et projections 3D du collectif italien fuse*, le très physique trio masculin Déplacement du Syrien Mithkal Alzghair, le duo poétique Autour du domaine du collectif circassien Porte 27, les trajectoires intimes de l’adolescente de Pour Anastasia, signé Mickaël Phelippeau, et la performance tonique et colorée d’Agata Maszkiewicz pour son Still life qui nous parle de nos rapports aux objets…

Charles A. Catherine

Mars planète danse, du 14 au 24 mars 2018 à Saintes et Cognac.

Tél. : 05 45 82 32 78

www.avantscene.com/festivals/mars-planete-danse-2018

 

Photo : Dökk de la compagnie fuse, crédit Enrico Maria Bertani