Pour nous sortir de la léthargie dans laquelle nous plongent les débats télévisés et l’hystérie médiatique de l’actualité, rien de mieux que la vérité des émotions, que l’énergie des corps. C’est justement l’ambition de Joëlle Smadja pour l’édition 2018 d’Extradanse : la directrice du Centre de Développement Chorégraphique National de Strasbourg invite au plateau des propositions fortes, qui parlent d’exil, de domination, de violence, des femmes, des hommes, de l’Italie, de l’Afrique et du Moyen-Orient, de la paix et de la générosité, de la douleur et de comment panser ses plaies. Un programme en sept propositions, concis mais éclatant, avec la beauté des mouvements d’ensemble de Salia Sanou ou Serge Aimé Coulibaly, le beau mélange des disciplines de Dorothée Munyaneza ou Robyn Orlin, la froide lumière d’Alexandre Roccoli ou la brûlante de Mithkal Alzghair… Mais la plus passionnante proposition sera sans doute la performance immersive de Yan Duyvendak et Omar Ghayatt, Still in paradise, qui poussent au dialogue et le public à s’interroger : à ne surtout pas manquer.

Charles A. Catherine

Festival Extradanse, du 5 au 18 avril 2018, à Strasbourg.

Pôle Sud, Centre de Développement Chorégraphique National, 1 rue de Bourgogne, 67100 Strasbourg.

Tél. : 03 88 39 23 40

www.pole-sud.fr/festival-extradanse

Photo : Still in Paradise de Yan Duyvendak, crédit Pierre Abensur.