Du cabaret indiscipliné au requiem pour l’être aimé ou la politique des corps, Born to be a live partage le travail d’artistes corporels. Transgressif, bavard, militant, le corps exprime et revendique. Ali Moini, Marta Izquierdo Muñoz, Steven Cohen, Thibaud Croisy, Compagnie du Zerep, Jérôme Marin et Chloé Py, Pere Faura, Igor et Moreno ainsi que Jan Martens : les corps des spectateurs auront ici la chance de recevoir beaucoup et de suivre le cours chaotique d’une rivière d’émotions diverses : rire, deuil, transe… A chacun d’organiser son voyage à la suite d’une majorette prête à « réveiller le cauchemar érotique des automates que nous sommes », entre les pointes usées d’Élu – le compagnon décédé de Steven Cohen – danseur mythifié par le rituel, dans la matrice accueillante de Sallahdyn Khatir pour le documentaire de Thibaud Croisy autour des pratiques SM ou la caverne de larmes de femme des Chauves-Souris du Volcan, le cabaret de La Nuit sans Retour qui bouscule nos quotidiens corsetés serrés ou les plongées disco de Pere Faura (à noter, Sweet Fever recherche 40 participants amateurs). Si cela vous est possible, traversez sans hésiter les 10 propositions : une douce secousse qui fait bouger les lignes internes est un cadeau à s’offrir régulièrement !

Marie-Juliette Verga

Born to be a live, du 6 au 17 novembre 2018, au Manège de Reims

Le 6 novembre : Gaugemancy d’Ali Moini + Imago-go de Marta Izquierdo Munoz.

Le 8 novembre : Put your heart under your feet… and walk ! de Steven Cohen + Témoignage d’un homme qui n’avait pas envie d’en castrer un autre de Thibaud Croisy.

Le 10 novembre : Les chauves-souris du volcan par la Compagnie du Zerep + La Nuit sans retour de Jérôme Marin et Chloé Py.

Le 15 novembre : Sweet Tyranny de Pere Faura + Ode to the attempt de Jan Martens.

Le 17 novembre : Idiot-Syncrasy d’Igor et Moreno + Sweet Fever de Pere Faura.

Du 6 au 17 novembre : Exposition de Laurent Eisler.

Le Manège, 2 boulevard du Général Leclerc, 51000 Reims. Tél. : 03 26 47 30 40.

www.manege-reims.eu

 

Photo : Imago-go de Marta Izquierdo Munoz. Crédit Nicolas Cadet