Avignon s’apprête à tirer sa révérence. Addict à la création contemporaine ? Direction l’Allemagne ! Tour d’horizon du fourmillement festivalier du mois d’août, particulièrement vivace en Allemagne, quand toute la France est partie en vacances.


# Tanz im August

Le festival berlinois pourrait résumer à lui seul la définition de la danse contemporaine : intense, habitée, étrange, énergique. Une programmation dense, européenne, mixte, qui pourra agréablement occuper vos journées de touriste en goguette. Particulièrement tentants : The fading of the marvelous, de Catherine Gaudet, si le mouvement épuisé des corps sensuels vous fascine, Story story die, d’Alan Lucien Øyen, à la somptueuse gestuelle, questionnant le mensonge pour être aimé, l’époustouflant Happy island de La Ribot avec la compagnie inclusive Dançando com una Diferença, les gestes maîtrisés au point de nous faire douter de Body concert, de l’Ambiguous Dance Company, l’incontournable Hard to be soft d’Oona Doherty, si vous l’avez loupé en France. Un must, on vous dit.

Tanz im August / du 09 au 31 août, Berlin / tanzimaugust.de


# Sommerfestival

Théâtre, performance, concerts, ciné, et danse, évidemment : à Hambourg, août est de tous les goûts. Côté danse, on vous recommande la pièce la plus attendue depuis la nomination du collectif (La) Horde à la direction du Ballet de Marseille, Marry me in Bassiani, où la danse folklorique devient acte de résistance politique, la performance bourrée de symboles Something (out of nothing) de Kris Verdonck, et l’inspirant Where’s there’s form, d’Aszure Barton, qui fit danser l’English National Ballet ou le Bayerische Staatsballett…

Sommerfestival / du 07 au 25 août, Hambourg / kampnagel.de


# Movimentos Festwochen

Que du beau, que du grand, que du fort : à Wolfsburg, on ne lésine pas sur la qualité. Après la Sao Paulo Dance Company et les Ballets Jazz de Montréal en juillet, août sera tout aussi prometteur : les rêves et déceptions brésiliennes de Déborah Colker dans Dog without feathers, la relecture américaine du mythe d’Orphée de Benjamin Millepied dans Orpheus Highway, et celle, électro, du mythe du Minotaure par Russell Maliphant dans The thread, avant de finir par le spectacle de l’académie. Explosif.


Movimentos Festwochen / du 19 juillet au 25 août, Wolfsburg / movimentos.de


A vos billets !

Photo : My choreographed body… revisited, de Deborah Hayes, à Tanz im August 2019 © Camilla Greenwell