Bien sûr, vous avez déjà choisi entre Akram Khan, Wayne McGregor et Kukai Dantza, dans la programmation in. Mais le reste du temps, comment s’y retrouver, dans cet Avignon off foisonnant ? Voici nos conseils.


Commençons par les temples où vous trouverez toujours de la danse, et de la bonne : Les Hivernales, la Parenthèse, le Théâtre Golovine et la Manufacture.

Les Hivernales, centre de développement chorégraphique national – autant dire qu’ils s’y connaissent – proposent un temps fort, On (y) danse aussi l’été, du 10 au 20 juillet (relâche le 15) avec un programme dense, énergisant, délirant, au sein duquel il faut aller voir : la poésie sombre de Rage de Po-Cheng Tsai (12h15, +), les possibles suspendus de Les gens qui dansent de NaïF Production (15h30, +), le masculin chtonien de Näss de Fouad Boussouf (17h30, +) et l’exaltant et hilarant Jean-Yves, Patrick et Corinne du Collectif ES (19h15, +).


La Parenthèse, investie par le Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis et le Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en-France, compile théâtre et danse dans un programme racé et intelligent, la Belle Scène Saint-Denis. Tous les jours à 10h, 90 minutes de danse pour voyager dans le monde des hommes, avec notamment la fragilité du hip hop de Pas seulement d’Amala Dianor (08-13 juillet, +), le boûgô, rite entre vaudou et butô de Koteba de Seydou Boro (08-13 juillet, +) ou encore le corps du pouvoir de We are not going back de Mithkal Alzghair (15-19 juillet, +).


Le Golovine, lui, propose Off Danse, un programme du 5 au 26 juillet (relâches les 8, 15 et 22), où on a repéré la guerre intérieure de J’habite une blessure sacrée de Max Diakok (12h45, +), l’électrisant Into outside d’Edouard Hue (18h30, +) et les histoires de tangueros de One more ? d’Odile Gheysens (22h15, +).


A la Manufacture, enfin, des chorégraphes venus de partout, des noms connus des amateurs de contemporain – Julie Desprairies, Eric Minh Cuong Castaing, Mossoux-Bonté… Nous, on ira surtout voir les petits du collectif Fair-e récemment nommés au CCN de Rennes (Wild cat, de Saïdo Lehlouh (11h40, +), Queen blood d’Ousmane Sy (13h40, +) et Afastado em de Johanna Faye (17h40, +)) et la confession dansée Je n’ai pas toujours dansé comme ça de Bouba Landrille Tchouda (16h05, +).


Et ailleurs ? Une trentaine de propositions danse émaillent les petites salles et rues d’Avignon. Dans la masse émergent quelques pépites et propositions singulières :
# La mémoire, personnelle et sociale, de Des lustres de Marjorie Duprés (Arthéphile, 13h, +)
# L’enfance d’avant, qui chante et qui danse, de Samedicarrément de Lionel Hoche (Contre-courant, 22h, +)
# La poésie douce-amère de la rue de Deux rien de Clément Belhache et Caroline Maydat (Théâtre des Lucioles, 15h10, +)
# Ce que l’inacceptable fait du corps dansant de Les chatouilles, d’Andréa Bescond (Théâtre du chêne noir, 20h45, +)
# Les dérapages verbaux et gestuels de Simon Tanguy dans Inging (Théâtre de l’Oulle, 11h20, +)


Bon festival à tou·te·s !

Photo de couverture : Multiple-s, de Salia Sanou, programmé dans le in © Laurent Philippe